Antoc

mars 30, 2017

Tout ce qu’il faut savoir avant de partir pour la Lune

Classé dans : Uncategorized — antoc @ 8:24

Pas de vaccins ou de monnaie locale à prévoir mais plutôt des nausées et une tête bouffie sur leurs selfies à anticiper: les premiers “touristes” du voyage autour de la Lune que la société américaine SpaceX annonce pour fin 2018 vont tester un nouveau type de périple, plus que particulier. SpaceX promet d’envoyer deux passagers payants autour de la Lune, ce qui marquera, en cas de succès, le premier vol habité au-delà de l’orbite terrestre depuis la mission Apollo 17 en décembre 1972. Le vol, qui devrait durer une semaine, sera effectué à bord du vaisseau spatial Dragon 2, une version de la capsule de fret Dragon destinée au transport des astronautes et mise au point dans le cadre d’un partenariat entre la Nasa et le secteur privé. Q: Voyager en fusée, est-ce dangereux’ R: “Dans le spatial, on sait bien évaluer les risques, même les risques d’accident”, explique Martin Giard, délégué scientifique espace à l’Institut national des sciences de l’univers (INSU) du CNRS. Pour lancer un homme vers les étoiles, une certification “vol habité” est nécessaire, un visa délivré par la Nasa qui ne s’obtient que si les risques sont limités. Mais le lancement d’un vaisseau spatial reste une entreprise périlleuse. “Il ne faut pas effrayer les gens, mais il est toujours nécessaire d’informer tout le monde sur les risques possibles, des risques inhérents au fait même de s’asseoir dans une fusée !”, rappelle Thomas Berger, de l’Agence aérospatiale allemande (DLR). Avec de possibles explosions, pannes techniques au lancement, pendant le voyage, et même au retour lors de la rentrée atmosphérique. Mais, bonne nouvelle, les voyageurs n’ont “pratiquement aucun risque de rencontrer des débris et encore moins un astéroïde”, assure Martin Giard. Q: Des risques pendant le voyage’ R: “Ils vont être très malades”, prévient Daniel Grant, du Centre pour l’espace d’altitude et la médecine extrême de l’environnement (CASE) à Londres. Avec des symptômes du mal de mer, nausée, vomissements, mal de tête pendant quelques heures voire plusieurs jours. Et ils auront droit aux même symptômes quand ils poseront à nouveau les pieds sur Terre. Avec l’absence de gravité, les liquides que contient le corps ne seront plus attirés vers le bas. Les touristes “auront le visage vraiment bouffi et les jambes toutes minces”. Mais le problème restera avant tout esthétique et ne devrait gâcher que les selfies. Autre souci d’ordre pratique, les deux aventuriers, comme tous les astronautes, vont uriner davantage. Q: Et à plus long terme’ R: La durée assez courte du périple engendre peu de risques pour l’organisme “à moyen ou long terme”, assure le Dr Daniel Grant . Les effets des radiations sur le corps humain, quand on quitte l’atmosphère, représentent le seul danger vraiment important pour un tel voyage. Pour une mission de courte durée, les doses restes faibles, mais cela peut néanmoins augmenter le risque de contracter un cancer, précise Thomas Berger. Sans parler des tempêtes de particules et de rayons. Si les touristes tombent sur ces éruptions solaires, imprévisibles, ils développeront sûrement des tumeurs. Q: Possible pour Monsieur tout le monde’ R: Jusqu’à maintenant, “nous n’avons envoyé dans l’espace que des gens extrêmement en forme, des humains parfaits”, précise Daniel Grant. Qu’arrivera-t-il à Monsieur tout le monde, voire à quelqu’un en petite forme - un peu fumeur, amateur de bon vin et de bonne chère’ “Nous ne savons pas comment ils réagiront dans l’espace, nous n’en avons jamais envoyé auparavant”, prévient Daniel Grant. Et si vous avez certaines maladies, du diabète ou de la tension artérielle ‘ “C’est un pas dans l’inconnu”, avoue le médecin. La société SpaceX a annoncé que les premiers entraînements des apprentis astronautes doivent commencer dès cette année, après une évaluation de leur condition physique.

mars 3, 2017

Interdire l’extrémisme ?

Classé dans : Uncategorized — antoc @ 11:51

C’était l’anniversaire de la loi du 10 janvier 1936. Celle-ci permet au président de la République de dissoudre des mouvements politiques. Régulièrement, l’Etat accroît son champ d’action. Ce fut encore le cas fin 2015. Retour sur ce qu’elle fait, ce qu’elle permet, sur ce qui est politiquement permis. Le 10 janvier 1936 a marqué un tournant dans l’histoire de la République. C’est une date ancienne, mais qui résonne avec une forte problématique d’aujourd’hui: comment combattre la radicalité? Comment le faire sans finir par défaire les libertés? Ce jour-là, la France s’est dotée d’une loi lui permettant d’interdire des mouvements politiques en conseil des ministres. Désormais, le gouvernement avait le droit d’édicter ce qui avait droit de cité dans la politique française. Les dispositions de la loi du 10 janvier 1936 ont été versées il y a quelques années dans le Code de la sécurité intérieure. Dans le cadre de l’état d’urgence, ce dernier s’est vu ajouter par la loi du 20 novembre 2015 un alinéa étendant encore les possibilités répressives, puisque visant «les associations ou groupements de fait qui participent à la commission d’actes portant une atteinte grave à l’ordre public ou dont les activités facilitent cette commission ou y incitent». Édictée à l’encontre des ligues, la loi ne visait donc pas à l’origine la régulation du jeu électoral qu’elle permet aujourd’hui. En effet, les ligues sont apparues dans les années 1860, telles des organisations politiques mettant plus en avant l’action que l’élection (même s’il y eut des ligues électorales à partir des années 1880): elles se concentrent sur un objet et non sur un programme politique. Pour cela, elles visent au «rassemblement» autour d’une idée-force, «rassemblement» étant bien le mot essentiel de leur vocabulaire, afin de dépasser les notions de classe. Les ligues représentent des premiers instruments de l’entrée des masses dans le jeu politique, mais, dans le temps présent, ce sont des marges qui devraient en être rapprochées:­ ainsi de l’association de fait Unité Radicale, dissoute par l’État en 2002, ou la Ligue de défense juive qu’il fut un temps question d’interdire. Comment faisait-on avant? Des instruments juridiques antérieurs existaient à l’encontre du phénomène ligueur et avaient permis la poursuite du général Boulanger en 1889 et de Paul Déroulède en 1899-1900, c’est-à-dire des fondateurs du courant national-populiste auquel se rattache le Front national. Mais la notion centrale était alors le «complot contre la Sûreté de l’État», sur la base de la révision constitutionnelle de 1884 instaurant la République comme régime définitif. L’instrument n’était pas moins exceptionnel puisqu’il s’agissait de constituer le Sénat en Cour de justice. Si ce système est abandonné en 1936, c’est à cause de l’intégration massive de l’extrémisme à la vie politique. L’agitation ouvrière, anticolonialiste et antimilitariste entraîne une vague d’arrestations des militants communistes, l’emprisonnement à la maison de la Santé suivant toutefois des règles assez libérales. Mais, en 1923, le rapport de forces politiques empêche le gouvernement de faire poursuivre devant le Sénat la direction du parti communiste. Avec l’émeute du 6 février 1934, le dispositif juridique n’est plus adapté. Aussi, la loi du 10 janvier 1936 soustrait-elle le contrôle de la légalité de l’action politique du pouvoir parlementaire et judiciaire. Désormais, les mouvements sont interdits par décret du président de la République sur proposition du Premier ministre et avec avis du Conseil d’État. Les débats parlementaires ont été vifs tant les nouvelles dispositions paraissaient restreindre le champ des libertés publiques au motif de la défense de la République. Le texte législatif du 10 janvier 1936 spécifie que: «seront dissous, par décret rendu par le Président de la République en conseil des ministres, toutes les associations ou groupements de fait: 1) Qui provoqueraient à des manifestations armées dans la rue; 2) Ou qui, en dehors des sociétés de préparation au service militaire agréées par le Gouvernement, des sociétés d’éducation physique et de sport, présenteraient, par leur forme et leur organisation militaires, le caractère de groupes de combat ou de milices privées; 3) Ou qui auraient pour but de porter atteinte à l’intégrité du territoire national ou d’attenter par la force à la forme républicaine du Gouvernement.» Le texte a ensuite été enrichi à diverses reprises, ajoutant ainsi les groupes faisant l’apologie de la Collaboration, incitant à la haine ou à la discrimination, étant lié à des réseaux terroristes, etc. L’État a le droit de dissoudre, mais n’en a pas le devoir: la distinction est source de confusions et polémiques. Il y a régulièrement des débats à ce sujet, avec des citoyens outrés que tel ou tel groupe ne soit pas interdit. Mais l’idée n’est pas d’interdire selon des principes, mais selon que cela soit opportun ou non quant au maintien de l’ordre public : ce sont là deux choses très différentes. Mais, mieux encore, l’état du droit permet donc de répondre rationnellement à des questions agitées aujourd’hui avec frénésie dans l’espace public. En effet, grâce à lui, nous pouvons objectiver des notions polémiques et normer la «radicalité politique» en reprenant les motifs pouvant ouvrir la possibilité de dissoudre.

janvier 3, 2017

Acrobaties aériennes

Classé dans : Uncategorized — antoc @ 2:27

Lorsque j’étais petit garçon (comme chanterait l’autre), je rêvais de devenir pilote de chasse. Je n’ai pas assouvi ce rêve, et comme beaucoup de personnes, j’ai fini par travailler sur un fauteuil de bureau sur lequel je passe tellement de temps que je dois faire attention aux escarres. De temps à autre, cependant, je scrute encore les cieux avec un brin d’envie. Et il y a peu, je me suis efforcé de vivre ce rêve un bref moment : j’ai effectué un vol en avion de chasse à Pontoise. Comme vous pouvez vous en douter, j’ai adoré les sensations de ce vol, et je crois que je n’oublierai jamais un tel moment : il me paraît extrêmement dur d’oublier ce moment où l’on est écrasé contre son siège par la vitesse ! Pour autant, ce vol m’a aussi sacrément fait réfléchir, et je me suis rendu compte que somme toute, je ne regrette pas du tout de ne pas être devenu pilote de chasse. Encore une fois, j’ai adoré cette expérience, mais il m’apparaît désormais évident que ce métier-là n’était pas pour moi. Le métier de pilote de chasse fait en fait partie de cette sorte de métiers qui fait saliver les mômes mais est loin d’être aussi attrayant, en réalité. C’est d’ailleurs remarquable, de ce point de vue : la plupart des jobs qui grisent les gamins sont en fait des métiers que peu de gens peuvent faire. Infirmière, policier, militaire : même combat. Tous ces emplois sont davantage que des métiers. Ceux qui les font font ce que la plupart des gens ne toléreraient pas. Est-ce que vous accepteriez d’être tous les jours en contact avec la souffrance, par exemple ? Alors certes, le métier de pilote de chasse n’est pas du même bois, mais il est lui aussi très épineux, à sa façon. Apprécieriez-vous de mettre votre vie en jeu à chaque décollage ? Il y a peu de chances. De manière générale, les gens souhaitent un job pépère, et non des risques mortels à chaque fois qu’ils vont au boulot. N’est pas Indiana Jones qui veut. Certains rêves ne doivent donc pas être satisfaits, et c’est tant mieux. Cela dit, se prendre pour Indiana Jones est un vrai bonheur, tant que c’est pour un court moment ! Je vous mets d’ailleurs en lien le site où j’ai trouvé ce vol en avion de chasse, si vous avez le coeur bien accroché ! https://www.tematis.com/vol-avion-chasse-l39-paris-pontoise.html

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décembre 21, 2016

Le edge business

Classé dans : Uncategorized — antoc @ 4:04

Les théoriciens du management exhortent régulièrement les équipes de direction à “regarder vers l’horizon”. La ‘Stratégie Océan Bleu’ est le livre de stratégie managériale qui remporte le plus de succès ces dernières années. Dans ce livre, W.?Chan Kim et Renée Mauborgne de l’Insead, la business school française, conseillent aux entreprises de “trawl for profits” (”pêcher les bénéfices au chalut”) dans les “océans bleus” que leurs concurrents n’ont pas explorés, et non dans les “océans rouges” où tout le monde pêche. Le plus souvent, les entreprises sont à la recherche de recettes pour ‘disrupter’ leur secteur, de crainte qu’un concurrent ou un nouvel entrant ne le fasse avant eux et leur retire le tapis sous les pieds. Mais réinventer une activité, des fondations à l’enseigne, pour ne pas être consumé dans le brasier des nouvelles technologies comporte d’énormes risques. Mais aussi de grandes possibilités de toucher le jackpot. “La ‘Stratégie Océan Bleu’ le livre de stratégie managériale qui remporte le plus de succès ces dernières années conseille aux entreprises de “pêcher les bénéfices au chalut’’ dans les “océans bleus” que leurs concurrents n’ont pas explorés, et non dans les “océans rouges” où tout le monde pêche” Les bateaux qui hissent les voiles pour les océans bleus se retrouvent parfois encalminés au milieu de nulle part. La catastrophique fusion de AOL et de Time Warner en 2000 n’a pas réussi à réinventer les médias pour l’âge de l’Internet. L’aventure de News Corps dans les réseaux sociaux s’est terminée par la vente de Myspace pour une petite fraction du prix payé. Parfois, être prudent, pragmatique et procéder par étapes est plus sage face à ceux qui parient sur une trajectoire audacieuse et visionnaire. Pourquoi prendre des risques quand il y a beaucoup d’argent à faire près de chez vous?? C’est l’argument contraire développé dans ‘Edge Strategy’ (La stratégie des bords), un nouveau livre d’Alan Lewis et Dan McKone, de l’agence LEK Consulting. Les auteurs conseillent aux entreprises de réfléchir et d’examiner les possibilités d’exploiter les “lisières” de leurs marchés avant de mettre leur entreprise sens dessus dessous. Pour ces auteurs, trois bordures à étudier de près. La première concerne le produit?: comment le ‘presser’ pour qu’il génère plus de revenus ou comment augmenter ses ventes??’ Une réponse évidente: les accessoires. On parle couramment d’Apple comme d’une marque révolutionnaire, mais l’un des secrets de son succès est le contrôle étroit qu’elle exerce sur les petites et grands condiments qui complètent ses produits phares. Un iPhone ou un iPad, une fois achetés, réclament un élégant étui en cuir ou bien les derniers écouteurs à la mode. Un autre bord profitable est de lier des services aux produits existants, une tactique que l’Internet des objets rend plus simple. Les voitures sont de plus en plus connectées. General Motors propose un service à bord, Onstar. Ses fonctionnalités?: appel automatique des secours en cas de collision, diagnostic à distance de pannes mécaniques. Caterpillar peut surveiller la performance de ses excavatrices, bulldozers et autres engins via des capteurs, contre paiement d’un abonnement mensuel. Le troisième bord est le “voyage du client”. Si l’expression sonne comme fumeuse, elle est en fait très simple à comprendre. Les clients achètent en général des produits ou des services pour résoudre un problème. Ils achètent des marteaux-piqueurs hydrauliques pour percer un trou dans une route, et non parce qu’ils aiment bien leur look. Les auteurs du livre assurent que les possibilités d’augmenter les revenus sont multiples s’ils se mettent à la place de leurs clients et gardent l’œil ouvert. Esab, fabricant d’outils de soudure, vend aussi des initiations à la soudure, des formations sur des produits particuliers et du conseil en ingénierie. La spécialité de Whole Food market, une chaîne d’épiceries bio à la mode aux États-Unis, était auparavant de fournir des aliments crus non préparés pour se nourrir sainement. Aujourd’hui, un cinquième de ses revenus provient de la vente de plats prêts-à-consommer à des dépositaires, dont le nombre augmente rapidement?: bars à sushi, kiosques à barbecue, chariots ambulants de plats mexicains ou bars à expresso. Le troisième bord se trouve dans des recoins sous-exploités de l’entreprise. Un exemple est celui des agriculteurs qui louent les bords inexploitables de leurs champs à des entreprises de l’énergie pour y installer des éoliennes. L’agriculteur reste dans son secteur, l’agroalimentaire, mais augmente ses revenus en trouvant une nouvelle utilisation pour ses ares et centiares non cultivables. Les entreprises collectent aussi des données en exécutant les tâches de routine. Ceux qui sont malins utilisent ces données pour inventer des services (ou les vendre à des tiers, en respectant la vie privée). Cargill, grand nom américain de l’agroalimentaire, a puisé dans son expertise et ses données pour développer des logiciels pour les agriculteurs. Comment ensemencer au mieux leurs champs en fonction de 250 variables, comme le type de sol, les conditions météorologiques, les rendements des semences?? Le Japonais Toyota vend des données sur la circulation routière tirées de ses véhicules aux communes et aux entreprises. Ces “edge business” ont souvent commencé comme une idée venue après-coup, mais ils produisent de beaux revenus. “Les entreprises collectent aussi des données en exécutant les tâches de routine. Ceux qui sont malins utilisent ces données pour inventer des services (ou les vendre à des tiers, en respectant la vie privée)” Au début des années 2000, Amazon a commencé à accumuler des serveurs informatiques pour son propre groupe. Aujourd’hui, Amazon gagne cinq milliards de dollars par an en vendant de l’espace dans le cloud à Netflix, Pinterest ou à la CIA, entre autres multiples clients. Dans le secteur de la santé, UnitedHealthcare vend des données tirées de son énorme base de données, OptumInsight. Les résultats de OptumInsight sont passés de 956?millions de dollars en 2006 à 6,2?milliards en 2015, une croissance beaucoup plus rapide que celle de sa maison mère.

Les profanateurs de marque

Classé dans : Uncategorized — antoc @ 4:03

Ils fabriquent certains des produits les plus appréciés du globe. Leurs logos sont immédiatement reconnus, leurs jingles publicitaires agacent le cerveau des consommateurs partout dans le monde. Pour les actionnaires, en période de turbulences, ils sont la promesse de dividendes stables. Ils semblent toujours en croissance?: le 30?juin, Mondelez International a fait une offre à 23?milliards de dollars pour racheter Hershey et créer ainsi le plus grand groupe mondial de confiseries. Et le 7?juillet, Danone, le plus grand fabricant mondial de yogourt, s’est porté acquéreur du groupe alimentaire WhiteWave Foods pour 12,5?milliards de dollars. Pourtant, les difficultés pointent à l’horizon pour les géants des “BCE”, les biens de consommation emballés. Parmi eux, General Mills, Nestlé, Procter & Gamble et Unilever. Comme l’admet un dirigeant dans un moment de franchise?: “nous sommes en train de nous faire avoir”. Pour avoir une idée du problème qu’ils rencontrent, il faut prendre en compte l’exemple de Daniel Lubetzky, qui a commencé à vendre ses barres Kind aux fruits et aux noix dans les magasins diététiques?: ses barres sont désormais omniprésentes, dans les aéroports et les Walmart. Ou celui de Michael Dubin et Mark Levine, deux entrepreneurs que le prix trop élevé des rasoirs agaçaient, et qui ont commencé à en expédier de moins chers directement aux consommateurs il y a cinq ans. Leur Dollar Shave Club contrôle maintenant 5?% du marché américain du rasoir. Des histoires semblables abondent. De 2011 à 2015, les grandes entreprises BCE ont perdu près de 3?% de parts de marché en Amérique, selon une étude menée conjointement par le Boston Consulting Group et l’IRI, un cabinet de conseil et de données. Sur les marchés émergents, les concurrents locaux refilent des migraines aux multinationales. Nestlé, la plus grande entreprise alimentaire mondiale, a raté son objectif de croissance des ventes de 5-6?% pendant trois années consécutives. Durant un certain temps, la taille a été un avantage énorme pour les BCE. La centralisation des décisions et la consolidation de la fabrication leur ont permis des marges plus importantes. L’abondance de moyens signifiait que les entreprises pouvaient dépenser des millions en publicité télévisée tape-à-l’œil, puis voir leurs ventes augmenter. Les entreprises distribuaient leurs produits dans un vaste réseau de magasins et payaient pour bénéficier des meilleurs emplacements dans les rayons. Mais ces avantages ne sont plus guère ce qu’ils furent. La consolidation des usines a rendu les entreprises plus vulnérables aux variations particulières des monnaies, souligne Nik Modi, de la banque RBC Capital Markets. L’impact des spots télévisés diminue, car les consommateurs se renseignent sur les produits sur les médias sociaux et par les commentaires en ligne. Par ailleurs, les barrières à l’entrée des petites entreprises sont en baisse. Elles peuvent externaliser la production et faire de la publicité en ligne. La distribution est aussi plus facile?: une jeune marque peut se faire connaître par les ventes en ligne, puis s’implanter dans les grands magasins. Les financements reflètent la même tendance?: l’an dernier, les investisseurs ont apporté 3,3?milliards de dollars à des entreprises BCE non cotées selon CB Insights, une hausse de 58?% par rapport à 2014 et un bond énorme de 638?% depuis 2011. Plus gênant?: les mastodontes trouvent qu’il est difficile de suivre l’évolution rapide des marchés. Ali Dibadj, de l’institut de recherche Sanford C. Bernstein, souligne que dans les pays à revenu intermédiaire, certains consommateurs pensaient au début que les produits occidentaux étaient supérieurs. Au fur et à mesure que leurs économies se développent, des acteurs locaux, souvent plus sensibles aux besoins des consommateurs, se révèlent. Depuis 2004, les grandes économies émergentes ont vu un regain d’entreprises locales et régionales, selon les données compilées par RBC. En Chine, par exemple, Yunnan Baiyao Group représente 10?% du marché des pâtes dentifrices, avec des ventes qui croissent chaque année de 45?% depuis 2004. Au Brésil, Botica Comercial Farmacêutica vend environ 30?% des parfums. Et en Inde, Ghari Industries vend désormais plus de 17?% des détergents. En Amérique et en Europe, les plus grands marchés mondiaux de consommation, de nombreuses entreprises ont eu les pieds plombés. Si un client désire un produit de base, il peut choisir parmi les marques blanches des magasins bon marché, comme Aldi et Walmart. Mais si un client désire acheter un produit plus cher, il peut ne pas choisir une grande marque traditionnelle. Cela peut être parce que les consommateurs font plus confiance aux petites marques qu’à celles plus établies. Un tiers des consommateurs américains interrogés par le cabinet de conseil Deloitte payeraient au moins 10?% de plus pour la version “artisanale” d’un produit, une part plus importante que celle qui payerait un supplément pour la commodité ou l’innovation. L’intérêt pour les produits bios représente un défi particulier pour les grands fabricants dont les paquets listent des ingrédients aussi savoureux que le benzoate de sodium ou du jaune 6. Tout cela a fourni plus d’opportunités aux petites entreprises. Ces dernières années, elles ont contribué à la prolifération de nouveaux produits. Par exemple, l’Amérique compte aujourd’hui plus de 4?000 brasseries artisanales, une hausse de 200?% en 10 ans. Pour un signe des temps, ne cherchez pas plus loin que Wilde, qui vend des barres diététiques à base de viande cuite au four. Les barres, révoltantes pour certains, peuvent plaire au troupeau des triathlètes du week-end qui suivent le régime de l’homme des caverne. Les grandes entreprises ont tenté de réagir. Une solution consiste à encore plus de concentration. En 2014, Procter & Gamble a déclaré qu’il vendrait ou consoliderait environ 100 marques, pour se consacrer à ses meilleurs produits comme les rasoirs Gillette et le détergent Tide. Mondelez, des biscuits Oreo et du chocolat Cadbury, dépense plus pour comprendre qui mange quoi et pourquoi. Mais la stratégie la plus courante a été de racheter d’autres entreprises et de réduire leurs coûts. 3G, un fonds d’investissement brésilien domine le secteur. Il a coupé dans les budgets de Heinz, une entreprise vieille de 147 ans, qu’il a rachetée en 2013?; puis Kraft, qu’il a fusionné avec Heinz en 2015?; ainsi qu’Anheuser-Busch InBev, un géant de la bière, prêt à avaler SABMiller. La marge bénéficiaire de Heinz est passée de 18?% à 28?% en deux ans seulement, selon Sanford C. Bernstein. Les grandes entreprises font également des acquisitions, ou s’appuient sur des concurrents plus petits. En 2013, deux entreprises alimentaires américaines et une française – Campbell Soup, Hain Celestial et Danone – ont chacune happé un fabricant d’aliments bio pour bébés. Coca-Cola et le titan anglo-néerlandais Unilever ont longtemps purement et simplement racheté des sociétés, ou investi dans certaines d’entre elles. Et General Mills et Campbell ont tous deux lancé leur propre département de capital-risque. Ces stratégies pourraient à terme rendre les entreprises BCE encore plus semblables aux grandes sociétés pharmaceutiques. Elles pourraient inventer quelques produits elles-mêmes, et acquérir ou s’allier à de petites entreprises, puis gérer le marketing, la distribution et la réglementation. Cela a plutôt bien fonctionné pour les fabricants de médicaments. Mais les consommateurs sont plus volages avec les crèmes qu’avec un médicament pour le cancer protégé par un brevet. Une entreprise BCE peut acheter cher une start-up et se rendre compte que ses produits ne sont qu’une mode. La réduction des coûts augmente les marges, mais peut diminuer les ventes. “Ces stratégies pourraient à terme rendre les entreprises BCE encore plus semblables aux grandes sociétés pharmaceutiques. Elles pourraient inventer quelques produits elles-mêmes, et acquérir ou s’allier à de petites entreprises, puis gérer le marketing, la distribution et la réglementation” Malgré ces casse-tête, les dirigeants des BCE restent optimistes. Tim Cofer, directeur de la croissance de Mondelez, soutient que des réductions de coût raisonnables et des réinvestissements permettront à son entreprise de mieux se positionner. “Il s’agit d’une locomotive mondiale de 30?milliards de dollars” dit-il “qui a la rapidité, l’agilité, la dextérité d’une start-up.”

septembre 14, 2016

Conf Tech Auto de Dublin

Classé dans : Uncategorized — antoc @ 5:07

Aujourd’hui, je vais vous parler de voitures autonomes. Récemment, j’ai en effet suivi un colloque à Dublin qui était dédié aux nouvelles technologies. De tous les événements que je suis amené à suivre, c’est toujours ceux qui traitent de technologie que j’attends avec le plus d’impatience, car cela me permet souvent de découvrir les inventions qui risquent de révolutionner nos vies. Et celle qui m’a vraiment grisé pendant ce meeting, ce sont les véhicules autonomes. Ceux-ci arrivent en effet dans nos vies, et beaucoup ne se rendent pas compte à quel point ils vont changer nos vies. S’ils ne sont pour le moment qu’en phase de test, l’engouement de l’industrie et des politiques pour ces véhicules laisse penser qu’ils vont bientôt se propager. Je dois admettre que bizarrement, j’ai longtemps été incapable de percevoir l’intérêt de cette technologie. Mais les avantages que peuvent avoir ces nouveaux conducteurs et qu’on a pu me montrer durant ce colloque ont clairement fait mouche. La sécurité joue évidemment un rôle important dans leur succès à venir. Un robot respecte les limitations de vitesse, ne conduit pas d’une main pour prendre un appel téléphonique, et n’a pas besoin de faire de pause. Il va donc certainement contribuer à augmenter considérablement la sécurité routière. Mais la sécurité n’est pas tout. Les voitures autonomes vont aussi avoir une pléthore d’autres avantages, au nombre desquels : lutter contre les embouteillages ; permettre aux personnes âgées de se déplacer sans problème ; réduire les signalisations dans le paysage… Et ce ne sont là qu’une infime partie des avantages qu’ils peuvent représenter ! Au vu des applications possibles, ils vont fortement chambouler le paysage urbain et nos habitudes de déplacement. Par exemple, il est possible qu’on opte dans un avenir proche pour un mode de location, plutôt que d’être propriétaires de véhicules dont l’argus baisse sans cesse. En tout cas, j’attends maintenant cette innovation avec impatience ! J’ai été vraiment comblé par ce colloque: il m’a permis d’entrevoir à quoi pourrait ressembler notre avenir proche, et je dois dire que cela faisait rêver ! Pour conclure, je vous mets en lien l’agence qui l’a mis en place : j’ai beaucoup apprécié la qualité de l’organisation générale. Plus d’infos sur http://www.agence-seminaire.fr/seminaires-ailleurs/agence-seminaire-a-dublin/

Le cannabis mène à l’alcool

Classé dans : Uncategorized — antoc @ 5:05

Si vous consommez régulièrement du cannabis, vous devriez faire attention à votre consommation d’alcool. C’est en tout cas le résultat de deux études repérées par Newser. La première publiée dans Drug and Alcohol Dependence indique que des chercheurs ont découverts que «les consommateurs de marijuana sont plus susceptibles de développer une consommation problématique d’alcool [abus, dépendance…] comparé à ceux qui n’en consomment pas». Trois ans après la première enquête, ceux qui avaient annoncé au départ prendre de la marijuana régulièrement «étaient 5,4 fois plus nombreux à avoir développé des troubles liés à la consommation d’alcool». La deuxième étude se concentrait sur les mêmes données, mais avec un échantillon plus large. Cette fois-ci, ceux qui consommaient du cannabis au départ avaient 2,7 fois plus de chances de développer des troubles liés à l’alcool. Newser précise que l’explication d’un tel écart entre les deux séries de travaux «n’est pas claire». Interrogé par HealthDay, le professeur à la tête de cette étude, Mark Olfson a expliqué que plus largement, «ceux qui fumaient du cannabis au moins une fois par mois, avaient les plus forts taux de troubles liés à la consommation de substances, dans les années qui ont suivi (70,5%)». Cependant, il précise que cette étude seule ne peut pas prouver que la consommation de marijuana déclenche d’autres addictions par la suite. «Mais selon lui, cette possibilité devrait être considérée alors que plusieurs États américains envisagent la légalisation du cannabis.» À l’inverse, un professeur de psychologie de l’université de New York à Albany, qui défend la légalisation de la marijuana, estime que cela fait des années que le lien entre cannabis et dépendance à d’autres drogues tente d’être fait. «Je suis incapable d’en trouver une preuve après quarante ans d’expériences cliniques.» Il reconnaît cependant que le cannabis –même s’il aide de nombreux personnes– peut déclencher des problèmes mentaux ou des addications qui vont avec «chez des personnes predisposées». Reste que le cannabis ne semble pas avoir que des côtés négatifs. Contrairement à une idée vaguement répandue –et à des études écrites sur le sujet–, il semble qu’il ne rend pas ses consommateurs anxieux ou déprimés.

août 23, 2016

Bienvenue sur un blog antoc

Classé dans : Uncategorized — antoc @ 2:17

Antique, en toc, interprétez-le comme vous voulez : c’est ma façon à moi de vous dire de ne pas prendre ce blog trop au sérieux. J’y parlerai pourtant très sérieusement, en général, et notamment d’actualité ; mais si j’évite généralement de parler de ce dont je ne connais pas (ou alors, pour dire que justement, je ne connais/comprends pas), je ne suis pas pour autant un spécialiste des sujets que je compte traiter ici : actu politique, médiatique, financière et sociale. A défaut de comprendre parfaitement, on peut tout de même s’étonner des turpitudes qui s’exercent dans ces différentes sphères de pouvoir.

Plus simplement, Antoc est la contraction de mon nom : Antoine C. Je n’ai évidemment pas un nom en une seule lettre, mais ne sachant à l’avance ce dont je vais parler, je préfère ne pas le donner en entier afin de ne pas m’attirer plus d’ennuis que nécessaire. Parce que je pourrais aussi parler sur un coup de tête (ou plus probablement, sur un coup de gueule) de mon boulot, de mes collègues, ou de mes amis… Il est donc préférable qu’Antoc reste un moi virtuel impossible à relier à mon moi physique. D’où, en définitive, le surnom d’Antoc.

Bref, bienvenue sur mon blog.

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